Mouans-Sartoux

Mouans-Sartoux à l'avant-garde dans le domaine du Patrimoine.

Un plan des couleurs pour l'embellissement du village

Philosophie
d'une Politique

Le Maire

Echec des villes nouvelles.
Une ville ne se fait pas en un jour. Elle est complexe et il ne suffit pas de juxtaposer les éléments, d’additionner les ingrédients pour réussir les créations. Empiler les appartements, aligner les immeubles de part et d’autre d’une artère n’aboutit pas à créer une rue.

Les villes neuves,villes nouvelles ont correspondu il y a 30 ans à la reconstruction après la guerre, à l’exode rural qui a transporté vers les villes, vers les centres villes, vers les centres insdutriels et économiques des millions de personnes.
Pour répondre à la demande, des quartiers neufs ont été édifiés à la hâte autour des grandes villes ou même en rase campagne, sans lien avec un centre urbain.

C’est ce que j’appelle un urbanisme de pénurie.
Les habitatnts de ces quartiers se sont vus offrir un espace public médiocre de mauvaise qualité, sans préoccupation d’ordre social ni sociologique.
Les matériaux, les architectures n’ont fait l’objet d’aucune recherche, sinon celle de l’économie.

Quelques décennies plus tard, on s’interroge sur les conséquences de cet urbanisme hâtif : malaise citadin, délinquance dans les quartiers surpeuplés, inadaptation aux conditions de vie.

La réflexion a fait comprendre que la ville, la rue devait être autre chose qu’un lieu de passage aseptisé et vide.
Elle doit être le siège d’une vie sociale, d’une certaine liberté urbaine.

Deux attitudes ont alors été observées : réaménagement de certains quartiers neufs ou retour aux centres anciens.

Le retour au centre ancien.

C’est le choix qui est fait face à l’anonymat et à l’isolement qui règnent dans les villes nouvelles.
Les villes anciennes sont au nombre de ressources irremplaçables qu’aucun pays ne peut sacrifier sans danger : Patrimoine public.
La vieille cité est le seul témoignage intelligible et tangible de notre histoire : coutumes, aspirations, activités, travaux, chances, infortunes, sont gravés sur les murs, dans les rues.
La rue est le conservatoire du passé collectif. Sans les villes historiques nous serions condamnés à vivre à la surface des événements.

Qui habite les centres anciens ?

Les habitants d’origine, qui ne sont pas partis. Les dernières années, vu la vétusté des logements et leur prix modeste, on a constaté un afflux de travailleurs émigrés.
Aujourd’hui on assite au retour des enfants et des petits enfants de ceux qui ont déserté ces villes quelques années plus tôt.

Que viennnent-ils y chercher ?

Sans parler de retour au passé, ce qui n’est pas le cas, on assiste à une recherche plus ou moins inconsciente des racines communes, la recherche d’un art de vivre plus social où les rapports humains sont privilégiés, où la qualité culturelle de l’environnement est plus importante.
Des bâtisseurs et des élus moins routiniers pensent que ces centres anciens sont des mocèles à divers titre, et qu’il faut leur redonner leur vraie figure, leur redonner une vraie vie urbaine.

L’attitude des élus.

Un élu n’est pas forcément compétent dans tous les domaines qui relèvent de son adminstration. Mais il doit s’informer et recourir aux études des spécialistes.

Son attitude doit être de protéger le patrimoine dont nous sommes héritiers et responsables, de le mettre en valeur, de s’entourer des architectes et des services administratifs concernés pour aider financièrement ses administrés.

Mettre en valeur son bâti ancien c’est marquer du respect pour ceux qui y vivent, c’est donner une image de marque à sa ville.

Cest flatter l’amour-propre des ses administrés parce que la fierté d’une population est un paramètre important pour un élu.

Il doit inciter les habitants à protéger aussi leur bien par des actions toujours renouvelées de sensibilisation pour éviter de recourir à une réglementation contraignante pour tous, ceux qui l’appliquent et ceux qui doivent s’y soumettre.

Il doit faire comprendre que la rue, ses façades, ses trottoirs, ses pavés, appartiennent à tous en commun. Leur traitement doit être conçu avec le souci d’une harmonie globale.

Faire passer ce message, cette idée n’est pas facile. La municipalité dot donner l’exemple.